L’esport camerounais progresse malgré de nombreux freins (financement, matériel, internet) grâce à une communauté passionnée et des acteurs engagés.
Je ne saurais prendre le même ton enjoué de nos habituels échange -bien qu'ils n'aient pas été aussi nombreux que je l'aurais souhaité ces derniers temps- pour un thème aussi sérieux que celui-ci. Car fou de parler gaming avec vous mes chers lecteurs et gamers, reprendre les devants pour un sujet sérieux est d'une importance similaire à un entraînement pré tournoi.
Il serait alors plus que normal de se poser la question fatidique au bout d'un temps -voyez moi navré de le dire- : Si nous sommes dans un pays qui découvre encore son réel potentiel et est en retard sur le plan mondial conventionnel, est-ce la raison pour laquelle l'Esport est aussi reculé ?
Le soulevement de l'Esport dans l'Afrique en miniature
Il est de coutume pour un domaine désireux d'évolution d'avoir des pères fondateurs pour le soulever et prendre les décisions nécessaires à son bon fonctionnement, ces pères qui seront la voix de tous. Si nous suivons l'exemple implémenté par nos stars du Cinéma Camerounais, ces derniers doivent ils atteindre la maturité pour porter cet enfant qui nous tient à cœur qu'est l'ESport ?
Vous l'aurez souligné très chers, je n'ai pas dit naître, mais arriver à maturité, car oui, il est indéniable que des personnes avec cette flamme ardente existent déjà. Vous ne me direz quand même pas que les noms House Game ou encore Beyonders Esports ne vous disent rien… Car ils sont de ceux chez qui la flamme s'est allumée, tels des phares désireux de guider leurs enfants vers des sommets encore jamais atteints. Ils ne sont bien évidemment pas en situation de
monopole, car partout sur la terre de nos ancêtres, des gens tels qu'eux s'efforcent de donner un sens à l'ESport tel que le voit le Cameroun.
L'amour que l'on porte à une chose est la base pour sa croissance, car quand on aime, on met plus que du sien pour la réussite. Les pères fondateurs de l'Esport dans notre très chers pays ont été dans un combat perpétuel, entre tentatives ratées et création de salle pour rebondir de l'échec, dans l'ombre de la civilisation l'Esport s'est toujours bâtit en partant de rien. De regards d'émission d'outremer et de suivis d'événement Esport à organisation de compétition pour réunir les amoureux des manettes, les Camerounais ont appris de ceux qui savaient déjà et ont implémentés à leur convenance. Les tournois organisés sur des jeux comme Tekken ou Street Fighter 6 ou encore des événements comme le BUB ne sont certes pas encore à la hauteur des Gamescom ou de la LCL, mais leurs existences en dis déjà beaucoup.
Il est normal pour un enfant qui apprend à marcher seul -sans l'œil avisé de son parent- de prendre du temps pour y arriver, car les points à franchir sont des gouffres dont la traversée est une victoire incommensurable. Si l'eSport au Cameroun a franchis le stade de la stabilisation sur ses pieds -dans la quête de la marche enfantine- elle est désormais à l'étape de marcher sans tomber.
Le financement et le matériel adéquat
Même dans l'histoire de notre monde l'existence de l'être humain a été répertorié avant la création de la monnaie. Il était donc tout à fais normal que je parle des pères fondateurs avant d'aborder le sujet saignant. Et si je puis reprendre une trend bien connu de chez nous : Hein, je n'ai plus l'argent ?
Maintenant que le fou rirez est passé -si vous l'avez eu bien évidemment- vous l'aurez percuté, l'ambition de réaliser ne viens pas sans sacrifice, et ici le sacrifice monétaire est plus sanglant que celui du sacrifice d'une compétence de notre Pokémon par une autre. L'argent freine beaucoup de choses : la construction d'une maison, le déplacement vers un autre pays, l'organisation de tournoi…
L'expansion de la fédération camerounaise des sports électroniques est à marquer d'une pierre dans l'histoire de l'ESport Camerounais, car il est un tournant dans la légalisation de ce domaine sur l'échelle de notre pays. Qui dit légalisation dis réel impact de l'ESport sur le Cameroun et l'ouverture -bien qu'encore naissante- sur l'international. Il serait donc de coutume d'espérer que ce soit la première sur de nombreuses futures infrastructures prête à porter l'ESport vers de nouveaux sommets, encore plus haut encore que ce que nous connaissons déjà de l'autre côté des mers.
Ce souhait tombe aussi sur le côté matériel. L'avancée des infrastructures ne touche malheureusement pas les foyers de tous les gamers sur le continent. Le manque de matériel est un frein important, car son absence est une porte fermée pour une grande partie au monde du gaming à temps plein. Il existe la solution de se rendre dans les lieux de plaisirs intellectuels pour y trouver des consoles et ordinateurs nécessaire aux entraînements des gamers, mais le fait d'en avoir chez soi serait une meilleure prise en main pour la grande majorité. Car la concentration - dans les salles de jeu à l'image de House Game ou V Gaming- est bien belle, éveillant l'esprit sociale des gamers, car ils se rencontrent en un lieu où ils se sentent à l'aise de partager leur passion commune, mais ces lieux d'épanouissement eux même ne sont pas toujours à la pointe de la technologie, car tous nous battons pour finir le nécessaire adéquat à la grande majorité du
peuple.
Le réseau : La télécommunication et l'humaine
Ce bien rare pourrait dans une moindre mesure se répercuter aussi sur l'obtention d'une bonne connectivité internet. Car pour l'ouverture au reste du monde, la nécessité d'avoir une connexion internet est à la même échelle que d'avoir une console ou un ordinateur, la qualité de cette dernière venant après son obtention effective. Le point ici est qu'obtenir une connexion internet stable et à débit aussi bien stable et haut est un défi monétaire.
Tous -les gamers- n'ont pas accès à une connexion stable chez eux, avoir sa propre connexion pour premier adversaire, avant même celui que nous trouverons en ligne, est devenu une nouvelle coutume chez nos joueurs. On pourrait y voir un défi si franchis, donne des compétences exceptionnelles, je prendrais l'anecdote des combattants de la faille de l'invocateur de League of Legends du pays qui arrive à atteindre des rangs Emeraude ou Platine avec une connexion avoisinant les 200ms.
La connexion humaine est aussi à prendre en compte et à faire évoluer. Nous avons déjà tous vu ces films où le maître se rend dans un petit village perdu et tombe sur un talent inné, le recrute et en fait l'enfant de la prophétie. Ces contes n'en restent pas moins tirés de la réalité, car dans des chambres ou des maisons inconnues du grand monde, se cachent des gamers avec un niveau désireux mais ignorant que le monde de l'ESport est vaste et encore à découvrir. Mener l'information vers eux et leur apprendre que l'objet de leurs passions est en expansion et à besoin d'eux.
Le retard de l'ESport au Cameroun est loin d'être une stagnation, car avancer à 1km/h est quand même une avancée. Le trop-plein de frein est une légion braquée sur l'ESport et l'exorcisme ici doit prendre la forme d'une détermination inébranlable de toutes les parties à son succès. Les moyens, financiers et matériels, existent. Il faut juste savoir comment y avoir accès et quand ce sera le cas, tout mettre pour une exploitation à fond de ces derniers.
Mes très chers lecteurs et Gamers, nous rêvons tous de voir un jour l'ESport atteindre de nouveaux cieux, alors sortez vos manettes et pinceaux et arrachons les ailes nécessaires à notre
envol.
